PARTAGE AVEC JEAN-CLAUDE LARRIEU, SUR LA DIVERSITÉ RELIGIEUSE EN FRANCE

La Croix s’est faite l’écho de cette étude de l’INSEE, et cite malicieusement le sketch de Gad Elmaleh sur la difficulté des cathos à parler de leur religion et, en l’occurrence à la transmettre à leurs enfants !
J’ai récupéré l’étude intégrale, la voici. Elle me paraît très intéressante, car elle pointe notamment – entre autres – le rôle de la pratique religieuse de la famille dans la transmission de la religion.
Je pense que c’est un élément de réflexion intéressant pour notre paroisse.

La diversité religieuse en France : transmissions intergénérationnelles et pratiques selon les origines
En 2019‐2020, 51 % de la population de 18 à 59 ans en France métropolitaine déclare ne pas avoir de religion. En augmentation depuis dix ans, cette désaffiliation religieuse concerne 58 % des personnes sans ascendance migratoire, 19 % des immigrés arrivés après 16 ans et 26 % des descendants de deux parents immigrés.
Si le catholicisme reste la première religion (29 % de la population se déclare catholique), l’islam est déclaré par un nombre croissant de fidèles (10 %) et confirme sa place de deuxième religion de France. Le nombre de personnes déclarant une autre religion chrétienne augmente également, pour atteindre 9 %. La fréquence et l’intensité de la pratique religieuse varient en fonction de la religion déclarée : seuls 8 % des catholiques fréquentent régulièrement un lieu de culte, contre un peu plus de 20 % des autres chrétiens, des musulmans et des bouddhistes, et 34 % des juifs.
Les processus de transmission religieuse entre générations façonnent le paysage religieux sur le long terme : 91 % des personnes élevées dans une famille musulmane suivent la religion de leurs parents. Cette transmission est très forte aussi chez les juifs (84 %), elle est moindre chez les catholiques (67 %) et chez les autres chrétiens (69 %). À caractéristiques identiques, le fait d’avoir grandi dans une famille d’ascendance religieuse mixte ou catholique est déterminant dans le processus de sécularisation des descendants d’immigrés.