J’ai la nausée !

La nausée est la sensation de mal-être et d’inconfort qui accompagne l’éventuelle approche des vomissements.

C’est ce qui m’arrive en ce moment en regardant les infos à la télé ou en lisant des journaux. En effet, entre les 157 passagers qui ont péri dans le vol d’Ethiopian Airlines dimanche dernier, les révélations continues d’abus sexuels dans l’Eglise, la crise des gilets jaunes s’éternise, mais exprime bien une vraie misère chez beaucoup de nos concitoyens, le Brexit des Anglais qui n’en finit pas, la crise humanitaire en Haïti avec des violences terribles et un exode massif des populations… Avec tout ça, mon estomac ne tient plus ! J’ai presque envie de repartir en Terre Sainte où j’étais sur le Mont Thabor avec Jésus et le groupe d’étudiants-JP. Nous étions très loin de toute cette nausée ambiante. Nous étions tellement bien là-bas que nous ressentions le désir d’y dresser notre tente bédouine, comme le suggère Pierre à Jésus dans l’évangile.

Dans la dure réalité du quotidien qui nous rattrape toujours, il y a une Bonne Nouvelle de Jésus : la nausée décrite précédemment est passagère. Si Jésus laisse entrevoir momentanément sa gloire à ses amis, c’est aussi pour nous rassurer. Pour poursuivre ma métaphore, je dirais qu’après les vomissements provoqués par la nausée, il y a un bien-être.

Jésus nous rassure et nous conforte dans le choix que nous avons fait de le suivre sur la montagne de la Transfiguration. Mais pour l’heure, nous devons redescendre, quitter la montagne pour rejoindre nos frères et sœurs en humanité qui ont besoin de nous.
 
La Transfiguration projette sur notre route une lumière qui nous fait déjà entrevoir la victoire pascale. Une brèche est ouverte. Nous pouvons dès à présent entrevoir ce que nous deviendrons après la mort.

En définitive, nous survivrons à toutes les nausées de la terre, même la mort ; car Dieu nous a fait pour l’éternité où nous serons avec Lui dans le bonheur sans nausée.