Le départ de la randonnée s’est effectué à 13h à la fontaine Saint-Michel. Sous la houlette éclairée de Marie-Claude Tarayre, nous nous sommes engagés boulevard Saint Michel en direction du Luxembourg avec notre premier arrêt au niveau du musée de Cluny où, nous explique notre guide, se trouvaient les trois thermes gallo-romains de Paris qui comptent parmi les vestiges antiques les plus monumentaux du nord de l’Europe. La Sorbonne, lieu de culture incontournable fondée vers 1250 par Robert de Sorbon sous Louis IX a constitué notre deuxième arrêt pour admirer la place et la chapelle.

Nous continuons à monter et prenons la rue Cujas menant au Panthéon où nous immortalisons notre randonnée avant d’aller visiter la superbe église Saint-Etienne-du-Mont, suivie par un moment de prière.

La promenade continue par les rues Clovis, Cardinal Lemoine et la pittoresque rue Rollin se terminant par un bel double escalier surplombant la rue Monge jusqu’au jardin des Arènes de Lutèce et son vaste amphithéâtre gallo-romain du 1er ou 2ème siècle et qui pouvait recevoir 15 à 17 000 spectateurs. Reprenant la rue Monge, nous nous rendons admirer un des vestiges de la muraille de Philippe Auguste. La déception est grande car la belle église orthodoxe roumaine des Saints-Archanges de la rue Jean de Beauvais, dont la visite était prévue, est fermée.

Passant par le square René-Viviani nous admirons le plus ancien arbre de Paris, un robinier planté en 1601 par Jean Robin et arrivons à Saint-Julien-le-Pauvre, une des trois plus vieilles églises de Paris cédée en 1889 au culte grecque-melkite-catholique. L’Archimandrite Nadim Haddad nous reçoit et nous entraîne vers la magnifique iconostase qui sépare l’avant-chœur de l’abside créée et installée en 1891 par Girgi Bitar ébéniste damascène – inventeur de la mosaïque sur bois – restaurée par son petit-fils Gaby Bitar en 2012. Le rang supérieur composé de 13 icônes avec le Christ au centre entouré des 12 apôtres avait été enlevée dans les années 1950 pour donner plus de visibilité à l’abside. Onze d’entre elles ont été retrouvées et restaurées par des professionnels français qui ont aussi créé les deux manquantes et le tout a été replacé.

Monseigneur Haddad retrace l’historique de l’église ainsi que de son saint patron Julien-le-Pauvre et nous apprend que le rite grec-catholique suit la liturgie byzantine de Saint Jean Chrysostome, que la messe et les chants s’y pratiquent à Paris dans les trois langues grecque, arabe et français simultanément. Autre particularité du rite grec, le signe de croix se pratique avec les trois doigts (symbolisant la Sainte Trinité), pouce, index et majeurs fermés et de droite à gauche.
Monseigneur Haddad nous a consacré un bon moment nous invitant à venir assister à l’une de ses messes dominicales.
Nous repartons vers le parvis de Notre-Dame où nous sommes engloutis par le flot de touristes. Décidant de ne plus continuer la randonnée vers la Concorde, nous remercions Marie-Claude Tarayre pour cette belle après-midi et certains se séparent. Les autres continuent traversant Saint-Louis-en-l’Îsle vers Bastille l’Arsenal et le quartier de Saint-Éloi.
Joseph Khayath